Jeudi 2 juillet 2009
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Qui peut bien raisonnablement prétendre que rien ne change en France ?
L’ouverture à gauche, s’est tout naturellement poursuivie dans le récent remaniement ministériel.
Outre le trésorier du Modem piqué à son ennemi béarnais et, faute sans doute de vrais socialistes compétents Nicolas Sarkozy a au moins appelé un vrai homme de culture au ministère du même nom.
Comme au billard, c’est aussi un coup à deux bandes : en s’attachant Frédéric Mitterrand, personnalité de qualité et au nom resté fameux et populaire (certes plus à droite qu’à gauche), il laisse
du même coup Jack Lang œuvrer à la reconstruction d’une gauche qui ne lui dit pas merci. Rien ne change en France ?
Au contraire… Au tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine), on a jugé Pierre-Damien Kitenge, né en République démocratique du Congo, mais de nationalité française comme tout à
chacun. Cet ex-employé de Carrefour SA avait porté plainte l’année dernière pour insultes racistes à son encontre de la part… d’un haut fonctionnaire au ministère de l’Immigration ! Plainte rejetée
faute de témoins… et retour de bâton judiciaire avec une autre plainte, cette fois déposée contre lui par son ex-employeur qu’il avait accusé dans la foulée de faire pression pour empêcher les
témoignages en sa faveur. L’arroseur arrosé, donc… Rappelez-vous ces temps de l’antiracisme triomphant où il n’était pas bon pour un natif de Ménilmontant d’avoir quelque conflit que ce soit avec
un natif de Ouagadougou : aucun bookmaker n’aurait parié un centime de nos anciens francs sur ses chances d’échapper à la lapidation citoyenne.
C’est qu’à l’époque, les camarades syndiqués étaient les premiers à soutenir le « pov’ migré » dans sa lutte de chaque instant contre toutes les misères possibles qu’ils rencontraient dans une
France fort peu citoyenne, mais tout de même heureusement fort assistante.
Aujourd’hui, les gros bras du service d’ordre CGT ont repris du service, mais pour faire fi du sacro-saint principe enseigné par Pierre-Joseph Proudhon –anarchiste socialiste à ses heures et
antisémite notoire le reste du temps – que «
La propriété, c’est le vol ! »
Mal en pris donc à ce collectif de faux-papiers, d’occuper depuis trop longtemps (14 mois !) la Bourse du travail, bâtiment appartenant à la ville de Paris, mais géré par plusieurs syndicats. Ces
Africains syndicalement indélicats et ignorant qu’il y a propriété et propriété, se sont donc fait déloger par les gaz lacrymogènes estampillés CGT, sous le regard sans doute goguenard de la police
qui, « présente à proximité (des lieux) pour encadrer une manifestation, a assisté à l’intervention de personnes de la CGT à la Bourse du travail sans intervenir », précise-t-on à la préfecture de
police de Paris.
Décidément, nous vivons une époque surprenante.
Avec l'aimable concours de Pierre-Joseph Proudhon et de Philippe Randa.
http://www.philipperanda.com