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Dimanche 19 avril 2009 7 19 /04 /2009 11:51




Encore un projet imbécile de la commission européenne: vin rouge + vin blanc = vin rosé !

La consommation de rosé est passée de 8% à 22% de la consommation totale des vins en France durant les quinze dernières années. (Photo Paul Delort/ Le Figaro)


SIGNEZ LA PETITION EN BAS DE PAGE !


Élaborer du rosé en associant du blanc et du rouge.Ça ne choque pas Bruxelles...

Les 27 Etats membres ont voté un projet de directive autorisant le mélange de vin rouge et de vin blanc pour produire du rosé. Ce qui apparaît comme une mauvaise plaisanterie inquiète sérieusement les viticulteurs français.



Les puristes auront du mal à s'en remettre : la Commission européenne a bien l'intention d'autoriser le mélange entre les vins rouges et les vins blancs pour élaborer du vin rosé. Rien à voir avec les techniques d'élaboration qui prévalaient jusqu'à aujourd'hui, et qui faisait du rosé un vin à part .

Ce vin, très en vogue, suscite la convoitise de quelques grands industriels. Ces derniers sont en passe d'obtenir gain de cause pour le fabriquer à moindre frais. Bruxelles a proposé récemment aux États membres de l'Union de mettre à jour les pratiques oenologiques autorisées dans la Communauté. Son modèle ? Les vins australiens, chiliens ou sud-africains.

Mise à part quelques protestations des Allemands, des Italiens et des Grecs, rien ne semble pouvoir arrêter la Commission. Le texte devrait donc être définitivement adopté au mois de mai.

C'est une « aberration tant en terme d'évolution des techniques d'élaboration qu'en terme d'impact sur les consommateurs », regrette Xavier de Volontat, le président de l'Association générale de la production viticole française (AGPV), dans un courrier adressé à Michel Barnier. Les professionnels craignent la confusion entre les véritables rosés et des vins blancs « rosis » avec quelques gouttes de rouge.

Ils redoutent aussi une véritable catastrophe pour leurs vins qui répondent à une saisonnalité très marquée. Car, dès lors qu'il sera possible de mélanger les couleurs, les rayons des grandes surfaces pourront sans problème proposer toute l'année du rosé bon marché en quantité industrielle.




dessin: ouest-france


POURQUOI UNE TELLE IDEE ?

Cette mixture beaucoup de blanc et un peu de rouge - inquiète les viticulteurs français. Selon les professionnels, ce projet mettrait en péril plusieurs dizaines de milliers d'emplois en France, particulièrement en Provence, grande productrice de rosé. «Ce serait un revers terrible alors que la consommation de rosé se développe considérablement depuis dix ans», explique François Millo, directeur du conseil interprofessionnel des vins de Provence (CIVP).
Selon la Commission, ce serait au contraire un moyen de libérer l'Europe des «entraves œnologiques» et d'ouvrir de nouveaux marchés, comme la Chine. Mais aussi un moyen de rivaliser avec l'Afrique du Sud et l'Australie qui pratiquent déjà le coupage du vin blanc et du vin rouge.

 

Décision le 27 avril prochain

 

Face au tollé provoqué en France par cette proposition, la Commission européenne a déclaré mercredi «réfléchir» aux moyens de prendre en compte les inquiétudes des producteurs français. «Nous sommes conscients des préoccupations des producteurs de certaines régions, comme ceux de Provence, et des préoccupations du ministre français de l'Agriculture Michel Barnier et nous réfléchissons» aux moyens d'y répondre, explique Michael Mann, le porte-parole de l'exécutif européen pour les questions agricoles. Ce dernier n'a pas précisé comment il comptait répondre à ce problème. Du côté des viticulteurs, des propositions ont déjà été formulées, notamment celle d'introduire un étiquetage spécifique pour différencier les rosés traditionnels de ceux produits à partir de mélange. Encore au simple stade de proposition, ce projet doit encore être soumis à l'avis de l'Organisation mondiale du commerce sur cette réforme. Un vote définitif doit intervenir le 27 avril prochain.

 

En france, la consommation a triplé en 15 ans.

 

S'il est déjà pratiqué dans certains pays, le coupage du blanc et du rouge est une hérésie pour les viticulteurs français. «Dans le monde, il y a une philosophie du rosé qui n'est pas celle de la France, explique François Millo. Le rosé de coupage a la couleur du rosé mais ce n'est en aucun cas du rosé.» Le rosé traditionnel est produit à partir de raisins rouges dont la pulpe et la peau sont macérées pendants une durée courte, de 6 heures à une journée. «Le rosé, c'est quelque chose de très subtil qui a beaucoup d'arôme. Ce coupage, ce n'est même plus du rosé», affirme également Linda Schaller, directrice commerciale du Château Les Crostes à Lorgues, dans le Var. Pour cette dernière, si la directive était adoptée, «on nous enlèverait quelque chose qui appartient à notre tradition.» Cette réforme s'inscrit dans un contexte plutôt positif pour le rosé alors que ses ventes sont en plein essor, à la différence du marché du vin rouge et du vin blanc. Sa consommation est en effet passée de 8% à 22% de la consommation totale des vins en France durant les quinze dernières années, selon le CIVP.



COMMENT FABRIQUE T-ON LE VIN ROSE ?





Contrairement à ce que certaines personnes peuvent encore croire, le vin rosé n’est en aucun cas un mélange de vin rouge et de vin blanc. Ce type de vin a un processus de vinification qui lui est propre.
Il peut être vinifié comme un vin rouge si le raisin utilisé est à jus clair. Après quelques heures de cuvaison pour obtenir couleur et fruité, le jus est retiré, pour fermenter dans une autre cuve. Le rosé est alors dit de saignée, car le vinificateur saigne la cuve pour extraire le jus.
Généralement, le marc restant est ré alimenté par du raisin et libèrera encore ses tannins et ses arômes pour réaliser un vin rouge. Pour les raisins à jus foncé, la vinification est la même que pour le blanc, c’est à dire, en pressurage direct.

Pour le vin rosé, la fermentation alcoolique se déroule autour de 18°C. Il est nécessaire de réfrigérer les cuves de fermentation pour maintenir une telle température. Une fois cette étape terminée et les vins de cépages élaborés, les vins seront assemblés, filtrés et mis en bouteille.



QUE POUVONS-NOUS FAIRE ?

- 1 -  Bientôt les élections européennes, sensibilisez vos candidats et demandez leur de se positionner publiquement sur cette décision.

- 2 - Signez la pétition en cliquant sur le lien ci-dessous. (16 300  lors de la rédaction de cet article, 24 098 ce vendredi )
http://www.coupernestpasrose.com/petition.php?rub=signer

- 3 - Faites suivre le présent article à vos contacts.

http://www.lavache.org/


Par LAVACHE
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la vacherie de la semaine

 

Et revoilà la Voynet !

Elle, qui en quatre année de ministère n'a jamais été capable de faire voter une seule décision pour protéger la planète, elle décide désormais de soutenir un dirigeant d'une association de malfaiteurs terroristes. Elle a rendu visite à Coupat, incarcéré pour des sabotages sur les lignes SNCF, réclamant de plus sa libération !
Elle n'est certainement jamais restée bloquée en rase campagne dans une rame de TGV.
A sa décharge, il est vrai qu'elle n'a jamais rien fait de sa vie et que cela risque de durer, élue sénatrice pour neuf années , elle n'a plus rien à craindre des électeurs.







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