Mercredi 23 juillet 2008
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La sanction infligée aux françaises ayant pactisé avec l'occupant à la Libération est pour beaucoup de socialistes encore beaucoup trop douce pour le traître
Lang.
La réforme contenait pourtant des promesses de gauche.
Les socialistes ont toujours défendu la limitation du mandat présidentiel, la limitation du recours à l'article 16 qui permettait au Président de
s’attribuer des pouvoirs exceptionnels en cas de menace pour le pays (désormais 60 députés ou sénateurs pourront saisir le Conseil constitutionnel dans les 30 jours), le référendum d'initiative
populaire. On peut aussi se réjouir que le Président ne préside plus le Conseil supérieur de la magistrature; que son pouvoir de nomination y soit encadré,que les lois soient étudiées par le
Parlement dans leur version éventuellement amendée par les commissions parlementaires.
Mais voilà, au pied du mur, les socialistes ont préféré faire de l'anti-sarckozysme primaire et voter contre ce texte qu'ils auraient pourtant plébiscité en d'autres temps.
Ce n'est pas encore pour cette fois que les français se réconcilierons avec la classe politique.
Les socialistes ont perdu l'occasion de voter un texte qui faisait la quasi unanimité: plus de 70 % des français le plébiscitaient et 53 % d'entre eux approuvent le choix de Jack Lang de ne
pas suivre les consignes de son parti.
Encore une fois, en mettant le doigt sur les incohérences et les contradictions du PS, Nicolas Sarkozy a ressoudé sa majorité et provoqué une belle zizanie au sein des socialistes à quelques mois
de leur congrès.
copyright Romain Carré
On a beaucoup parlé de la "défection" de Jack Lang mais très peu des 7 sénateurs et des 11 députés du PRG qui ont voté avec la droite.
Jean-Michel Baylet , président du Mouvement des radicaux de gauche a été clair:
"Les radicaux de gauche dans leur grande majorité vont approuver la réforme qui leur est proposée. Et puisque la polémique s'est installée autour de cette position, je veux dire ici que nul
n'est autorisé à juger le choix des radicaux. Un choix dicté par nos convictions, libre, et à mille lieues des spéculations que certains ont pu nous prêter."