Boris Johnson, une "bobine" à laquelle il va falloir s'habituer puisqu'il aura en outre la difficile mission d'organiser les Jeux Olympiques à Londres en 2012.
Boris Johnson, une "bobine" à laquelle il va falloir s'habituer puisqu'il aura en outre la difficile mission d'organiser les Jeux Olympiques à Londres en 2012.
La victoire de Boris Johnson, 43 ans, un ex-journaliste réputé pour ses gaffes et son excentricité, vient couronner le succès de la droite aux élections locales en Angleterre et au Pays
de Galles.
De son vrai nom Alexander Boris de Pfeffel Johnson, parfois surnommé BoJo, Bozzer ou Bozza ( dérivés de "le bouffon") il est né à New-York et a fréquenté la prestigieuse
"Eton" ainsi que l'université d'Oxford où il a étudié les lettres classiques. D'origines ethniques diverses, il aurait pour ancêtre Ali Kemal Bey, heros turc de la période ottomane.
Boris Johnson est depuis 2001 député de la circonscription de Hensley dans l'Oxfordshire.
En prenant les rênes de Londres pour un mandat de quatre ans, il est désormais responsable d'un budget annuel de 11 milliards de livres (14 milliards d'euros) pour le financement des
transports publics, des services d'urgence, de l'habitat, de l'environnement et de l'économie
Avec 53.18 % des voix, il bat nettement Ken Livingstone qui briguait un troisième mandat.
L'Europe vire à droite.
Selon Dominique Reynié, professeur à Sciences Po Paris dans une interviewe au quotidien français Le Monde, on assiste à un
mouvement de droitisation, non seulement en Italie ou en Angleterre mais dans l'Europe toute entière.
Cela traduit un glissement à droite spectaculaire de l'électorat européen:
Depuis 2007, on a eu dix élections générales : France, Estonie, Finlande, Pologne, Belgique, Danemark, Grèce, Irlande, Espagne, Italie. Partout où la droite était au pouvoir, elle y reste.
En Italie, elle prend le pouvoir. Le seul contre-exemple, c'est l'Espagne, où la gauche reste au pouvoir.
Dans certains pays où il y avait une gauche importante, comme la Finlande, la Belgique ou, même, la Grèce, les partis sociaux-démocrates ou socialistes enregistrent des défaites particulièrement importantes.
C'est ce climat que l'on retrouve dans l'élection romaine ou dans l'élection londonienne. Cela confirme ce qu'on observe depuis 1996 en Europe, avec une tendance à la généralisation et à la radicalisation. Non seulement la droite se succède à elle-même, mais elle y parvient en proposant une offre politique plus dure.
Enfin, selon le professeur Reynié, une des données déterminantes est le vieillissement démographique des sociétés européennes, qui expriment davantage de peurs et d'anxiétés.
Les élections européennes qui devraient se dérouler en Juin 2009 risquent de créer, dans ces circonstances, de nombreuses surprises.
Et revoilà la Voynet !
Elle, qui en quatre année de ministère n'a jamais été capable de faire voter une seule décision pour protéger la planète, elle décide désormais de soutenir un dirigeant d'une association
de malfaiteurs terroristes. Elle a rendu visite à Coupat, incarcéré pour des sabotages sur les lignes SNCF, réclamant de plus sa libération !
Elle n'est certainement jamais restée bloquée en rase campagne dans une rame de TGV.
A sa décharge, il est vrai qu'elle n'a jamais rien fait de sa vie et que cela risque de durer, élue sénatrice pour neuf années , elle n'a plus rien à craindre des électeurs.