CETTE SEMAINE: QUAND J'ETAIS CHANTEUR
de Xavier Giannoli avec Cécile de France et Gérard Depardieu.
A première vue, si je vous dis que c'est l'histoire d'un chanteur de bal qui rencontre une minette, ça donne pas très envie. C'est sincérement le film français que l'on a pas envie de voir et pourtant !...
Ce film est un petit bijou plein de sensualité et de pudeur, j'en ai le museau encore tout humide !
Cécile de France est bouleversante de sincérité et cela doit faire 15 ans que l'on a pas vu un Depardieu à tel point touché par la grâce ( depuis Pialat peut-être). la mise en scène est délicate et l'on ne tombe jamais dans le "pathos" .Sauf peut-être cette petite séquence sous la pluie avec les affiches qui se décollent, vous serez d'accord avec moi : elle aurait pu être évitée.
Quand vous aurez vu ce film, demandez-vous comment le cinéma américain aurait traité ce sujet. C'est là que l'on voit la richesse de notre cinéma. Une seule aurait pu avoir la même pudeur: Sofia Coppola. D'ailleurs ce film m'a donné envie de revoir une dixième fois LOST IN TRANSLATION, vous comprendrez pourquoi.
Promettez -moi de voir ce film.
Meuh !
Et revoilà la Voynet !
Elle, qui en quatre année de ministère n'a jamais été capable de faire voter une seule décision pour protéger la planète, elle décide désormais de soutenir un dirigeant d'une association
de malfaiteurs terroristes. Elle a rendu visite à Coupat, incarcéré pour des sabotages sur les lignes SNCF, réclamant de plus sa libération !
Elle n'est certainement jamais restée bloquée en rase campagne dans une rame de TGV.
A sa décharge, il est vrai qu'elle n'a jamais rien fait de sa vie et que cela risque de durer, élue sénatrice pour neuf années , elle n'a plus rien à craindre des électeurs.