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lavache est joueuse

Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /2010 21:22



Arrivera bien un jour, forcément, où le Parti socialiste sera débarrassé de Georges Frêche. À moins, bien sûr, que Georges Frêche ne soit le premier débarrassé du PS, victime de ses responsables par trop ambitieux.


Les paris sont ouverts, en tout cas en Languedoc-Roussillon où la campagne pour les élections régionales est quelque peu animée depuis la récente polémique entre le président sortant de son assemblée et Laurent Fabius, son ancien, très ancien camarade à la rose.
Le deuxième avait déclaré qu’en aucun cas il ne voterait pour le premier s’il était électeur dans sa région, la réponse de l’intéressé fut immédiate : lui non plus ne voterait pas pour Laurent Fabius, celui-ci n’ayant pas, selui lui, une tête « très catholique ».
Ce qui n’aurait été, toute proportion gardée, que la réponse du berger à la bergère, est devenu avec le tohu-bohu médiatique une énième insulte à caractère antisémite, forcément antisémite. Pour ceux qui l’ignoraient encore, Laurent Fabius a effectivement des origines, fort lointaines, plus proches des rives du lac de Tibériade que de celles du lac du Salagou dans l’Hérault.

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Georges Frêche se défend évidemment de toute allusion raciale ou religieuse, argant de la simple utilisation d’une expression française vieille comme Clovis, si ce n’est même comme Saint Pierre. Il rappelle d’ailleurs au passage ce que personne ne semble vouloir entendre, c’est-à-dire qu’il est un des hommes politiques français dont le soutien à l’État d’Israël est des plus indéfectibles, preuves à l’appui, mais preuves bien inutiles…
C’est comme s’il se soulageait dans le violon de Yehudi Menuhin, rien n’y fait, le seigneur régional Frêche est désormais brocardé antisémite, ce qui équivaut dans notre société, pourtant auto-proclamée si sourcilleuse à l’encontre des droits-de-l’homme, à une véritable fatwa citoyenne.





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Seuls des esprits chagrins pourraient faire remarquer que c’est l’indignation des ennemis et tourmenteurs médiatiques de Georges Frêche qui a informé, bien davantage que lui, des origines de Laurent Fabius : maintenant, plus personne ne pourra ignorer que celui-ci est descendant de Sem, même pour ceux qui n’avaient pas eu l’idée de faire le rapprochement en le voyant.
Que monsieur Frêche soit ou non antisémite ne concerne finalement que les électeurs de Languedoc-Roussillon. Ça fait certes du monde, mais moins que le reste de la France qui a ainsi découvert les origines de leur ancien Premier ministre.
Imaginons alors un instant que les listes de Georges Frêche l’emportent les 14 et 21 mars prochain ? Voire même, pourquoi pas ! que celles soutenues par Laurent Fabius essuient, dans le même temps, un revers ? Quelles légitimes conclusions devrions-nous en tirer ?


Ceux qui sonnent l’éternel tocsin de l’antisémitisme à tort et à travers pour tout et n’importe quoi, feraient sans doute bien de relire « Pierre et le loup »… Un conte fort instructif s’il en est !



Avec l'aimable concours  de Philippe Randa.
http://www.philipperanda.com


Par LAVACHE
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 16:38



Nul ne peut nier le drame dû à un séisme, qui s’est déroulé à Haïti voici quelques jours: des dizaines de milliers de victimes, plus encore de blessés, quelque 3 millions de sinistrés, sans parler des dégâts financiers encore incalculables.



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Nul ne peut non plus l’ignorer puisque c’est non seulement la une de l’actualité depuis 48 heures, mais également les trois-quarts des temps d’information sur toutes les chaînes de télévision et de radio.
La nouvelle du séisme dévastateur connue, ses premiers bilans donnés, les premières images diffusées, on peut tout de même se demander l’utilité d’une telle monopolisation de l’information sur un seul et un tel sujet. En écoutant les commentaires donnés et en regardant les images diffusées hier soir au Journal télévisé – qu’importe la chaîne, ce sont les mêmes images, les mêmes commentaires, les mêmes questions oiseuses posées aux survivants qui donnent alors, forcément, les mêmes réponses attendues sur leurs misères et leurs détresses – je m’interrogeais sur mes sentiments personnels face à un tel événement, tout autant que sur les motivations des millions de femmes et d’hommes qui, comme moi, étaient ainsi soumis à une telle information.


Mais l’enfer que connaissent actuellement les Haïtiens, bien d’autres peuples l’ont connu avant eux… Une rapide recherche sur Internet en fourni la macabre liste dont je me contente de rappeler ceux de cette première décennie du XXIe siècle (liste sans doute non-exhaustive)… Janvier 2001, en Inde (Gujarat, ouest) : 25 000 morts ; décembre 2003, en Iran (sud-est) : 31 000 morts ; décembre 2004, Sumatra (Indonésie) : plus de 220 000 morts dans une dizaine de pays d’Asie du Sud-Est ; octobre 2005, au moins 75 000 morts dans la région himalayenne du Cachemire, au Pakistan et en Inde ; mai 2008 : en Chine, essentiellement dans la province du Sichuan (sud-ouest), près de 87 000 morts et disparus…
Si vous vous rappelez bien, c’étaient déjà les mêmes commentaires, les mêmes reportages, les mêmes radio-trottoirs… et surtout la même monopolisation de l’information sur ces drames.



Qui se souvient encore du séisme de L'Aquila, en Italie, en avril dernier ? La compassion  a été moins forte, et pourtant ce sont nos voisins.



Je défie donc tout Européen qui n’a pas un lien personnel avec un pays sinistré de ne pas être comme moi indifférent à un tel drame ou d’avoir alors une attirance malsaine pour les amoncellements de cadavres et la détresse humaine. Ce qui est alors, ni plus, ni moins, que du voyeurisme.
Et c’est bien le deuxième sentiment ressenti devant « l’actualité » du Journal télévisé : où est la dignité à filmer ainsi la détresse d’un peuple frappé par le malheur et à répandre celle-ci, avec une diffusion en boucle, sur les écrans du Monde entier…

On s’indigne de certaines photos ou films diffusés contre la volonté des intéressé(e)s via les téléphones portables ou internet, que ce soit les « streap-tease des copines », les tabassages entre collégiens en mal d’émotions fortes ou encore d’autres « spectacles » au goût des plus douteux…


Quelle différence, finalement, avec le business des medias qui n’appréhendent pour la grande majorité d’entre eux la tragédie haïtienne que sous le seul angle de l’audimat émotionnel ?


Avec l'aimable concours  de Philippe Randa.
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Par LAVACHE
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Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /2009 18:20


Pour écouter les voeux de LAVACHE, cliquez sur la photo



                                                             
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attention le site est très chargé, ne tenez pas compte de l'avertissement, et "actualisez"


Par LAVACHE
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 11:07


Une petite déclaration solennelle de LAVACHE pour les fêtes de Noël




                                                                                    3670620994.jpg


                                                                                       cliquez sur la photo
Par LAVACHE
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /2009 22:44


Les policiers malhonnêtes qui rançonnent, trafiquent, volent ou trahissent le secret professionnel contre monnaie sonnante et trébuchante ne sont évidemment pas la majorité des policiers... et ne le seront jamais.


 L’histoire de la Grande Maison est par ailleurs jalonnée de policiers malhonnêtes. Ce n’est pas un phénomène nouveau. La littérature et le cinéma en ont rendu compte autant qu’écrire ou filmer se peut et Claude Zidi les a même rendus fort sympathiques sous les traits de Philippe Noiret et de Thierry Lhermitte dans sa trilogie des Ripoux.
 Mais si la littérature et le cinéma restent avant tout distrayants, la réalité est toute autre. À preuve, ces deux policiers filmés la semaine dernière en flagrant délit de vol dans un magasin parisien de téléphonie. Tout y est pitoyable : un braquage sans panache qui aurait pu déraper en tuerie, un butin minable – cartes de téléphone pré-payées et fond de caisse – et une arrestation quasi-immédiate des apprentis-braqueurs n’ayant même pas prêtés d’attention à la caméra qui filmait leurs exploits. Simple fait-divers sans rien d’exceptionnel ? Oui… et non.
 Fait-divers incontestablement, mais sans doute révélateur de la dégradation du recrutement policier.


                                                             POLIZIA - FRANCIA, Marsiglia 02
                                                                       

Car de nouvelles générations de policiers remplacent les anciennes. Rien de plus logique. L’ennui est que les motivations des jeunes recrues sont souvent bien différentes de celles de leurs aînés. L’assurance d’un salaire régulier dans une profession échappant aux affres du chômage attire désormais bien davantage que la protection de la veuve et de l’orphelin ou encore le maintient de l’ordre et de la paix. Ce qui explique en grande partie toutes les dérives actuelles de certains représentants de l’ordre : imbécile harcèlement via des contrôles d’identités à tort et à travers ; multiplication inutile autant qu’humiliante des gardes à vue ; dangereux fichier stic aux données incomplètes, fausses, dates, périmées ou non-actualisées, dans lequel figurent cinq millions et demi de personnes, victimes tout autant qu’auteurs présumés de délits ou de crimes ; explosion des verbalisations pour les automobilistes ; violences verbales ou physiques… Ainsi se creuse de plus en plus un fossé d’incompréhensions, d’aigreurs, voire de détestations, entre l’institution policière et les citoyens.

Exiger des forces de l’ordre une « politique du résultat », pourquoi pas ! À condition toutefois de mettre en œuvre auparavant une plus exigeante encore « politique du recrutement ». Les policiers ont apprécié le Ministre de l'Intérieur Sarkozy, ils sont désormais une minorité a soutenir le Président.

Avec l'aimable concours  de Philippe Randa.
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 19:21


Jules Renard écrivait au XIXe siècle : « Le peuple, oui, à condition de ne pas voir sa gueule ! ».
 C’était alors une remarque fort peu sociale, on en conviendra. Aujourd’hui, si le social est encore dans les préoccupations quotidiennes des « Européens d’en bas », il obsède rarement les médias et les donneurs de leçons professionnels, plus préoccupés de politiquement correct.





Pour eux, en ce début de XXIe siècle, « le peuple, oui, à condition de ne pas tenir compte de son avis quand il vote mal »… car sinon, que faire sinon le dissoudre, ainsi que le préconisait le si sympathique et tellement marxiste dramaturge allemand Bertolt Brecht ?
Nos dirigeants français ont bien compris en 2005 la douloureuse leçon : la Constitution européenne ayant été refusée à sa plus grande stupéfaction par les électeurs lors d’un référendum, ils ont imposé le traité de Lisbonne grâce à leurs parlementaires, trop soucieux de préserver les multiples avantages de leurs fonctions.




Ce week-end, nos voisins helvètes étaient appelés à s’exprimer pour ou contre de nouvelles constructions de minarets surplombant les mosquées. Leur réponse est sans ambiguïté : plus de 57 % les refusent. Réponse claire, nette… et bien évidemment intolérable !
À l’exception notable de l’ex-Garde des Sceaux et désormais eurodéputée Rachida Dati, le tollé médiatique ne s’est pas fait attendre. De l’ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin qui déclare sur BFMTV que le résultat du référendum en Suisse prouve que « tout ne peut pas être décidé par référendum» – on se demande bien pourquoi ? Sinon le risque pour certains de quelques déconvenues comme celle du week-end– à l’actuel ministre des Affaires étrangères, ex-socialiste, Bernard Kouchner, « scandalisé par cette décision » et qui espère que « les Suisses reviendront (dessus) assez vite », ne cachant même pas ainsi un sous-entendu fort explicite : que la Suisse organise un nouveau vote, mais cette fois réservé à leurs seuls parlementaires pour annoncer ensuite sans doute et sans vergogne une grande victoire de la tolérance, de la démocratie, de la lutte contre les extrêmes et toutes ces sortes de choses…



Une manifestation musulmane à Londres: en brandissant rien de moins que des appels au meurtre
“Massacrez ceux qui insultent l’islam” pouvait on lire sur les pancartes, ou différentes “variantes” étaient aussi proposées : “égorgez ceux..”, “Au bûcher ceux qui…”, “Tuez ceux… ”


Ces braillements indignés résonnent toutefois de plus en plus dans le vide… Ainsi, le journaliste Ivan Rioufol s’interroge dans Le Figaro (30 novembre) : « Où est l’intolérance ? Chez les Suisses, comme l’a déclaré Bernard Kouchner ce lundi matin (RTL) en critiquant leur vote contre les minarets (à 57,5 %), ou chez le ministre des Affaires étrangères, refusant d’accepter la règle démocratique ? » et qui rapporte qu’« invité à débattre ce matin(-là) sur Europe 1 (entre 13h10 et 13h20), (il a) pu constater que la station ne pouvait diffuser, faute de contradicteurs, que des commentaires d’auditeurs approuvant le vote. Une semblable consultation, en France, donnerait probablement des résultats similaires tant l’exaspération contre le politiquement correct semble être devenu un dénominateur commun, partout en Europe. »
Consultation, d’ailleurs, qui a actuellement lieu sur le site de l’hebdomadaire L’Express(http://www.lexpress.fr/opinions/sondages/?idSondage=831955) qui lance ainsi le premier référendum (ou sondage) sur la question en France ; on notera qu’il y a bien longtemps qu’il n’y a pas eu autant de participation : 19 000 réponses dans les 12 heures contre 2 800 sur l’identité nationale en une semaine.



Ce qui donne tout de même à réfléchir… et à constater que malgré quatre décennies passées par « l’Europe d’en haut » à vanter les bienfaits de l’immigration, à culpabiliser l’homme blanc de son lourd fardeau, à imposer une démocratie de plus en plus totalitaire et à formater ses peuples selon sa logique mercantile, l’échec est notoire.


Avec l'aimable concours  de Philippe Randa.
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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 /11 /2009 18:19



Pierre Bergé est une personnalitée très importante, socialiste à ses heures de bureau, homosexuel le reste du temps. Ou le contraire. Mais ce n’est guère un gentil homme, c’est le moins qu’on puisse juger après ses déclarations pour le moins vomitives sur le Téléthon qui, d’après-lui « parasite(rait) la générosité des Français ».

Rien de moins.


pierre bergé par jeanpierre.bozzonne

¨Pierre Bergé

Le tollé provoqué par cette affirmation lapidaire n’en finit pas de secouer le landernau humanitaire. D’habitude, ce sont les loups qui se déchirent entre eux. Là, ce serait plutôt les aigris de la charité qui sont rendus dingues par un argent qui, n’ayant pas d’odeur, émettrait tout de même pour eux des relents pour le moins nauséabonds.
On pense ce qu’on veut de l’action médiatique du Téléthon. Force est de constater qu’elle est d’une rare efficacite : récolter 100 millions d’euros de dons n’est pas à la portée de la première association venue. Pas du Sidaction de Pierre Bergé, en tout cas, qui n’a récolté, lui, « que » 6,2 millions d’euros au printemps dernier avec des soutiens « people », rappelons-le quand même, tout aussi importants, voire peut-être même plus importants encore que ceux dont bénéficie le Téléthon.

Reste dans un cas comme dans un autre, et de même pour toutes les autres associations caritatives, étrangement absentes de la polémique ces derniers jours (notamment l’Association pour la recherche sur le cancer - ARC), que rien n’oblige les donateurs à verser le moindre centime à l’une plutôt qu’à l’autre.
C’est leur choix. Et même leur libre choix.
Choisir la destination d’un don est totalement libre de toute contrainte. Surtout politique et c’est sans doute ce qui motive le plus la rage de Pierre Bergé.

Si une association récupère ainsi plus de dix fois plus qu’une autre, il y a forcément une explication, au-delà de l’incontestable savoir-faire de Laurence Tiennot-Herment, présidente de l'Association française contre les myopathies (AFM) et de son équipe organisatrice du Téléthon.
Une explication qu’il est doute fort politiquement incorrecte de rappeler en ce début de XXIe siècle : la cause des myopathes interpelle sans commune mesure avec celle des malades du Sida.
Le sida frappe tout aussi bien hétérosexuels qu’homosexuels, mais ce n’est pas la première évidence qui vient à l’esprit des gens.



                                                                                                                              Aperçu de l'image                                                       Go to fullsize image

                                                                                                         Laurence Tiennot-Herment  




La faute à qui ?
Depuis l’annonce des ravages de cette maladie voici une trentaine d’années déjà, certains représentants auto-proclamés de la communauté homosexuelle n’ont eu de cesse de monopoliser toutes les attentions médiatiques autour de celle-ci. Ils n’ont eu de cesse de persuader l’Opinion publique que le sida était « la » maladie des homosexuels. Et quasi-exclusivement la leur, malgré toutes les évidences contraires.
Pour quelles raisons ? N’étant plus victimes des lois homophobes abolies à juste titre par François Mitterrand, beaucoup tenaient à rester coûte que coûte des victimes. Statut privilégié s’il en est au sein d’une société dégoulinante de repentance institutionnalisée comme la société française de ce début de XXIe siècle.
Mais avec pour conséquences plus de dix fois moins de dons pour le Sidaction que pour le Téléthon.


Monsieur Bergé, grand donneur de leçon, en est sans doute un des premiers responsables. En a-t-il seulement conscience ?



Avec l'aimable concours  de Philippe Randa.
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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /2009 14:38



Après l’armistice de 1918 un souhait était largement répandu dans la population française : « Plus jamais ça !» Par contre les conditions de la capitulation de l'Allemagne ont été telles qu'elles en furent criminelles, et  ont permis à Hitler d'incendier quatre continents.


« Ça », rappelons-le, c’était tout de même « près de 10 millions de pertes militaires, 9 millions de pertes civiles et… près de 21 millions de blessés militaires auxquelles s’ajouteront  vingt-et-un ans plus tard près de 24 millions de victimes parmi les militaires, 41 millions parmi les civils  puisqu’il semble au moins entendu pour la quasi-totalité des historiens que la Deuxième (Guerre) ne fut que la suite inévitable de la Première. 




Et si on tournait la page ?  C’est sans doute la question que s’est posée, lui aussi, Nicolas Sarkozy, à propos des commémorations du 11 novembre : « À quoi bon encore tout cela ? »
À quoi bon, oui, continuer de fêter ainsi, certes la fin des hostilités entre deux peuples, mais surtout la défaite de l’un sur l’autre, à l’heure où l’entente franco-allemande est une chose entendue pour tous ?
Et surtout, en ce début de XXIe siècle où l’Union européenne, malgré toutes les critiques que l’on peut formuler à son égard – et elles sont nombreuses – est une autre incontestable réalité.





« Nicolas Sarkozy souhaite, après la mort du dernier poilu, que le 11 novembre devienne une journée de réconciliation franco-allemande, pour bâtir un avenir partagé », indique la présidence française.
Fort bien, mais pourquoi s’en tenir « seulement » à cette commémoration-là et continuer d’honorer celle du 8 mai 1945 qui, certes, mit fin aux hostilités militaires, mais scella la fracture entre l’Europe de l’Est et l’Europe de l’Ouest pour près d’un demi-siècle et plongea le Monde dans une autre guerre, pudiquement appelée « froide », jusqu’à un certain jour d’automne de 1989 ?
Dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 novembre 1989, le « mur de Berlin » chuta après 28 années d’existence, entraînant peu après la fin des régimes communistes d’Europe centrale et mettant un terme à l’indécent partage de notre continent à Yalta.
Cette chute du Mur de Berlin, voilà vingt, ans, est actuellement amplement rappelée. Elle se fit dans l’ivresse ou la stupéfaction de millions d’Européens sans mort aucun.




Plutôt que « d’amitié », mot trop souvent galvaudé et qu’il est tout de même incongru d’appliquer sur une victoire pour certains mais forcément une défaite pour d’autres, ne serait-il pas plus enthousiasmant de fêter ce qui a été une incontestable réalité : la réconciliation non pas seulement de deux peuples, mais de tout un continent ?




Avec l'aimable concours  de Philippe Randa.
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /2009 11:29


Francis Evrard comparaît depuis le début de la semaine devant la cour d’assises du Nord pour avoir enlevé, kidnappé et violé le petit Enis, 5 ans, à Roubaix, le 15 août 2007. Quelques jours plus tôt, il avait été libéré, après 18 ans de prison pour des faits similaires.



 Il avait aussi été condamné pour des viols en 1973, des attouchements sexuels en 1984 et un viol en 1987. À chaque fois sur des mineurs.
Dans notre France, patrie auto-proclamée des droits de l’homme, on s’attendait à ce qu’un Ministre en exercice à la tête d’une cohorte d’artistes connus, ne s’émeuve et lui trouve toutes les circonstances atténuantes.
Francis Evrard n’en manque pas : tous ses autres actes répréhensibles ne se sont-ils pas déroulés il y a bien longtemps ? Monsieur Evrard n’a-t-il pas déjà passé plus de trente ans en prison ? Ne déclare-t-il pas avoir déjà oublié ce qu’il a fait ? Qu’il n’est plus tout à fait certain de ce qu’il a avoué ? N’a-t-il pas lui-même été victime de viols dans sa jeunesse ? Sa vie n’a-t-elle pas été qu’un long fleuve de déboires ? Enfin, on en passe et on en oublie, de toutes ces sortes de choses qui font conclure à certains que c’est la société qui, par ses dysfonctionnements, produit des monstres comme boucs émissaires, évitant ainsi de se réformer trop profondément.

Bref, un Francis Evrard n’est somme toute qu’un malheureux et les véritables responsables ne sont autres que vous et moi, car qui d’autre peut bien être cette « société », toujours et encore cause de tout ?
Seulement, Francis Evrard n’est pas Roman Polanski, il ne fait pas parti de la « France d’en haut », seulement des « tribunaux de là-bas ».


 les parents et amis des victimes ont toujours apprécié le sourire de Badinter


Alors, seul l’avocat Robert Badinter, revenu d’entre les retraités, s’indigne ! Non des actes de monsieur Evrard, mais de sa demande détestable… de réclamer dans une lettre adressée à Nicolas Sarkozy, une « castration physique » pour en finir avec ses démons.
C’en est trop pour Me Badinter qui a aussitôt estimé (sur Europe 1) que « ce n’est pas à monsieur Evrard de dicter à la justice et aux autorités judiciaires françaises ce qu’il doit advenir. »

Ancien Ministre dont le haut fait d’armes restera d’avoir fait abolir la peine de mort en 1981, voilà un nouveau cheval de bataille inespéré pour le tirer de l’oubli et relancer son incessant combat en faveur des criminels. Il y mettra sans nul doute tout son talent qui est grand et l’on ne pourra, une fois de plus, que regretter qu’il n’en déploie pas autant envers leurs victimes.


Avec l'aimable concours  de Philippe Randa.
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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /2009 15:29

Décidément, la vie n’est pas forcément une longue élection tranquille quand on est « fille ou fils de ». Jean Sarkozy l’a appris à ses dépens après quinze jours de lynchage tous azimuts qui auront tout de même permis de laisser respirer Frédéric Mitterrand, simple « neveu de », lui.


Certes, dans le cas du jeune Conseiller général de 23 ans des Hauts-de-Seine, il est certain que s’il n’avait pas, justement, été « fils de », rien ne serait arrivé, à commencer par sa peu sérieuse prétention à prendre la tête de l’Epad au futur chiffre d’affaires d’1 milliard d’euros…
Prétention qui aura eu des dommages collatéraux en jetant brusquement la suspicion sur tous les « fille et fils de… » s’aventurant en politique.

       




Jusque-là, seule Marine Le Pen essuyait les salves nourries des anciens prétendants déçus à la tête de son mouvement. Avec un père habitué aux tempêtes de la politique autant que de la pleine mer, elle a montré qu’il lui en fallait davantage pour chavirer.
En sera-t-il de même pour Marie Bové, fille d’un José passé des champs de maïs OGM au Parlement de Strasbourg via les prisons de la République ?
Candidate pour mener la liste Europe-Écologie aux élections régionales en Aquitaine après le retrait de Noël Mamère, le CPNT (Chasse, Pêche, Nature et Traditions) ne s’est pas privé de hurler au « népotisme vert », jugeant que « la “boboécologie” se partage l’or vert politique en famille ». On n’est guère moins aimable.





Quoiqu’on pense des intéressé(e)s, du nom qu’il(elles)s portent et des avantages qu’ils tirent de
 leur naissance, ce n’est pas là un fait nouveau en politique et Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, a fait remarquer avec juste raison que «ça n’a jamais fait débat dans le pays, le fils du général de Gaulle a été élu, la fille de Jacques Delors a été élue, le fils de Valéry Giscard d’Estaing a été élu, le fils de François Mitterrand a été élu… Je ne vois pas en quoi ce serait un problème à partir du moment où les électeurs le décident. »

                                               


Autrefois, un enfant reprenait souvent le métier de ses parents… Et cela ne choquait personne qu’un père transmette ainsi son savoir-faire à ses héritiers. C’était même un bonus dont on ne manquait pas de faire état pour inspirer confiance en inscrivant au fronton de l’entreprise familiale : « De père en fils (ou en fille) ».
Pourquoi devrait-il en être autrement pour le service de l’État ?
Qu’un enfant veuille suivre dans la vie l’exemple de ses parents n’est en rien exécrable, voire même condamnable. On ne s’en scandalise d’ailleurs aucunement quand il s’agit d’artisans, de saltimbanques et il fut même un temps où de simples employés faisaient embaucher leurs enfants à leur place lors de leur départ à la retraite, considérant que le patron leur devait cette faveur en récompense de leurs bons et loyaux services. C’était d’ailleurs bien souvent le seul héritage qu’ils pouvaient ainsi leur léguer.
Ce qui reste choquant dans les velléités de Jean Sarkozy à sauter les étapes et à briguer un poste aux responsabilités démesurées pour son âge, c’est que son père ne lui ait pas fait raison garder, si tant est qu’il n’ait pas lui-même provoqué cette candidature, ce qui serait alors bien pire encore.


Dans la vie, lorsqu’on hérite d’un nom, certains tiennent à se faire un prénom. C’est tout à l’honneur de Jean Sarkozy d’être de ceux-là. Et s’il doit regretter quelque chose, ce n’est certes pas son ambition, c’est de ne pas avoir pu compter sur les conseils avisés d’un bon père de famille attentif aux intérêts de son fils.

Avec l'aimable concours  de Philippe Randa.
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LA VACHERIE DE LA SEMAINE

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Si tu sors ta "burka", je sors mon "vote des étrangers"

Le débat suit son cours, le parti socialiste essaie de faire grimper le vote FN pour priver la droite de ses deux dernières régions et pendant ce temps on égorge,on pille,  on lapide, on défigure à l'acide .....la routine.

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